L'Agenais connut alors des exactions des gens de guerre de tous bords : Anglais, Français et Toulousains. Puis, le traité d'Amiens en 1277 en fit définitivement une possession anglaise. Valence était un tout petit village où se tenait un marché, une foire et qui possédait, dit-on un notaire. Valence dépendait alors de Cornilhas. C'est Guillaume de Valence, lieutenant-général du Roi d'Angleterre Edouard 1er (pour l'Aquitaine) qui fonda, avec Jean de Grailly, sénéchal de Gascogne la ville nouvelle. Edouard 1er lui octroya ses coutumes le 28 décembre 1283. Mais devenue bastide, Valence n'en verra pas pour autant disparaître les dangers de la guerre. placée aux confins des possessions anglaises et françaises, Valence et ses environs connurent bien des dévastations. Les Tuchins puis les Routiers (aventuriers rassemblés en brigades) semèrent la terreur dans les environs jusqu'en 1437, date à laquelle il fallut, pour s'en débarrasser, leur racheter Clermont-Dessus dont ils avaient fait leur repaire. Entre-temps, un certain damoiseau, Guillaume de Thiembrone (dont le nom se transforma en Thimbrone puis Timbrune) avait acheté aux alentours de Valence des terres, sur lesquelles il fit construire un château (au nord de la bastide, 200 m environ en dehors des murs). C'était en 1403. Cette famille, éteinte en 1823, conservera toujours la seigneurie de Valence. Durant les guerres de religion, Valence connut à nouveau les affres de la dévastations guerrières. Elle fut assiégée et prise par les Calvinistes en 1569. Il semble bien que le parti protestant ait été assez important à Valence, comme il était dans beaucoup de villes et villages de l'Agenais. En effet, en 1580, après le passage des troupes royales, les protestants se révoltèrent et pillèrent les maisons catholiques. Révolte qui entraîna un nouveau siège de Valence en novembre 1580, siège dont le résultat fut assez catastrophique : maisons des protestants pillées, église en ruines et surtout "murailles rasées de fond en comble". Ce qui facilitera, sans doute, les prises et reprises de la ville tantôt par les Ligueurs, tantôt par les Huguenots. Dans les périodes de calme, on s'efforçait de remettre les fortifications en état, mais l'argent manquait et la bastide ne retrouva son état primitif qu'en 1622. La fronde provoqua encore quelques émotions et occasionna des dépenses pour subvenir aux besoins des nombreuses troupes qui séjournèrent dans la ville. Vint enfin la paix ... Valence administrée par un maire, deux consuls, un conseil politique et un conseil d'échevins n'eut plus qu'à lutter contre la peste, les brigands, les innodations, les ouragans, la sécheresse, les abus du pouvoir central, les ambitions, les rivalités, les querelles et la "dégradation des moeurs". Dans les années 1770-1780, la bastide fit peau neuve : on nivela les fossés, on établit des promenades, on répara l'église. Et c'est dans cette ville aérée que la Révolution installa un chef-lieu de district du Lot-et-Garonne. Evénement qui donna, à coup sûr, un prodigieux coup de fouet à l'activité de la ville, même si la période fut difficile, même si le district ne dura que cinq années. La fin du XIXème et le début du XXème voient la ville se doter d'une halle nouvelle, de boulevards, d'un foirail et de fontaines lavoirs, d'une église neuve. Et si de nos jours, la zone d'habitation parait s'éloigner, il n'en reste pas moins que les activités commerçantes demeurent aux abords des cornières médiévales. La Place Nationale :
Cette place carrée, entourée primitivement de maisons à ambans était le coeur de la bastide. En son centre fut construite la maison commune entourée elle-même d'ambans sous lesquels les marchands étalaient leurs marchandises les jours de marché. La halle actuelle date de la fin du XIXème. La plus ancienne maison de la place (XVIIe) bâtisse à colombages, fut construite en biais pour faciliter le passage de la route Bordeaux-Toulouse qui traversait alors le centre ville. L'Eglise Notre-Dame :
L'église primitive fut construite peu après la création de la bastide (1283) et avait un rôle défensif par sa position. L'église actuelle date de 1902, elle est de style néo-renaissance. Son intérieur est gothique rayonnant. Le mobilier de l'église est assez récent, mais on peut néanmoins découvrir au-dessus du maître-autel une vierge à l'enfant en bois doré du début du XVIIe, une statue de Saint-Bernard également en bois doré du XVIIe et un tableau de 1726 provenant du couvent des Capucins et représentant l'apparition de la Vierge à Saint-Antoine de Padoue. Les allées du IV Septembre : Le Jardin Public : Le lavoir Saint-Bernard : La toiture semi-circulaire fut rajoutée à la demande des lavandières afin de les préserver "de la froidure de l'hiver et des intempéries". L'Allée des Fontaines : Les allées servirent par la suite à héberger le marché à la volaille et sont actuellement un lieu de promenade ombragée. Le lavoir Del Théron : En 1880, le mauvais état du lavoir nécessita des réparations, le conseil municipal de l'époque décida notamment qu'il devait être carrelé, plutôt que cimenté, à cause de la gelée. En 1906, la toiture fut refaite. Enfin, la dernière restauration date de 1988. Le Port du canal : Le lavoir du Pé de Gleyze : L'Hôpital : La Place du Colombier : |
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Sans oublier le Canal du Midi : |
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Valence d'Agen vous accueille tout au long de l'année, avec ses nombreuses activités. Sport, sieste ou loisirs? A vous de choisir ... il y a tout ce qu'il faut pour se ressourcer!!! Si les amateurs de sports ne seront pas déçus, les autres ne le seront pas non plus : le calme de notre région permet également la pratique assidue ... de la sieste. |
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